Au plan historique, l'Armée de l'air a été créée en 1909 et est donc la plus vielle armée de l'air au monde, puis est devenue indépendante en 1933, faisant suite à l'Aéronautique militaire dépendant de l'Armée de terre. Pour autant, ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insigne, passé glorieux...) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.
La Bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'Armée de la Libération, sont également des épisodes marquants de l'Histoire de l'Armée de l'air.
Plus récemment encore et depuis 1945, l'Armée de l'air a été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie ou encore en Afghanistan, pour ne citer que les missions extérieures les plus notoires.
Enfin, signalons que l'Armée de l'air a longtemps eu la responsabilité unique de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Mirage IV ou missiles balistiques de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur plateau d'Albion.
Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de l'Infanterie de l'air dans les années 1930. La Patrouille de France reste l'unité la plus connue du grand public, par ses démonstrations de voltige aérienne.
L'Armée de l'Air au début du XXIe siècle répartit ses forces et moyens au sein de 7 grands commandements :
CDAOA, ou Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (Base aérienne 921 Taverny), est responsable de la veille permanente de l'espace aérien national, mais aussi du suivi de toutes les opérations aériennes en cours ; il ne dispose pas d'aéronefs en propre,
CFAS, ou Commandement des Forces aériennes stratégiques (Base aérienne 921 Taverny), est responsable des avions de combat à capacité nucléaire (Mirage 2000N armés du missile ASMP), ainsi que des ravitailleurs en vol (C-135FR, KC-135R) ; il reçoit son ordre d'engagement nucléaire directement du chef des Armées: le Président de la République,
CFAC, ou Commandement de la Force aérienne de combat (Base aérienne 128 Metz-Frescaty), est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d'assaut et de reconnaissance (Mirage 2000-5F, Mirage 2000B/C/D, Mirage F1-CR, Mirage F1-CT, Transall Gabriel...)
CFAP, ou Commandement de la Force aérienne de projection (Base aérienne 107 Villacoublay), est responsable de tous les aéronefs de transport et de liaison (avions et hélicoptères : Transall C160, Hercule C-130, A310/319, Falcon 50/900, Puma, Fennec, Cougar, TBM700...),
CASSIC, ou Commandement air des systèmes de surveillance, d'information et de communications (Base aérienne 107 Villacoublay), est responsable des moyens aériens (AWACS E-3F) et terrestres (radars implantés au sol, réseaux de communication) de surveillance et de transmission de l'information,
CEAA, ou Commandement des écoles de l'Armée de l'Air (Base aérienne 705 Tours), est responsable de la formation initiale et continue de tous les personnels de l'Armée de l'Air, navigants ou non ; il utilise une flotte importante d'Epsilon, Embraer EMB 312F Tucano, Alpha Jet et Xingu,
CFPSAA, ou Commandement des forces de protection et de sécurité de l'Armée de l'Air (Base aérienne 102 Dijon-Longvic) est responsable des unités de Fusiliers-Commandos de l'Air et de techniciens incendie.
Outre ces grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et organiques (les 5 autres), l'Armée de l'Air s'appuie sur une organisation territoriale à deux régions aériennes (RA Nord et RA Sud), dont dépendent les Bases Aériennes. Toutes ces forces sont placées sous le commandement du Chef d'état-major de l'Armée de l'Air (CEMAA) et de son état-major implanté à Paris.
Auparavant, l'Armée de l'air s'articulait autour de 5 régions aériennes (RA), le nombre de RA étant ensuite ramené à 4 par décret du 30 juin 1962 avec la suppression de la 5e RA (AFN). On passe à 3 RA par décret du 14 juillet 1991 : RA Atlantique, RA Méditerranée et RA Nord-Est. L'actuelle organisation en 2 zones date du 1er juillet 2000.
L'Armée de l'Air disposait en 2005 d'une force de 320 avions de combat de première ligne :
24 Dassault Rafale (EC 1/7 escadron sur la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson depuis 2006)
25 Mirage 2000-5 (radar RDY) (EC 1/2 escadron sur la Base aérienne 102 Dijon-Longvic)
80 Mirage 2000 C et B (radar RDI) (EC 2/5 et EC 1/12,EC 2/12 sur les Base aérienne 115 Orange-Caritat et Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy)
60 Mirage 2000 D (radar Antilope V) (EC 1/3, EC 2/3, EC 3/3 sur la Base aérienne 133 Nancy-Ochey)
60 Mirage 2000 N (radar Antilope V) (EC 1/4,EC 2/4, EC 3/4 sur les Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur et Base aérienne 125 Istres-Le tubé)
40 Mirage F1-CR (ER 1/33, ER 2/33 sur la Base aérienne 112 Reims-Champagne)
40 Mirage F1-CT ( sur la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim)
A cela s'ajoutait un reliquat de SEPECAT Jaguar, de Mirage F1-B, 4 Mirage IV de reconnaissance stratégique. Un petit nombre d'avions de tous types est également utilisé par le Centre d'Expérimentation Aérienne Militaire de Mont de Marsan (Rafale, Mirages)
A l'horizon 2015, la flotte aérienne devrait se résumer à deux grandes familles d'avions, les Mirage 2000 et les Dassault Rafale, soit 300 avions de combat :
150 Dassault Rafale monoplace et biplace
30 Mirage 2000-5
20 Mirage 2000 C et B
60 Mirage 2000 D
40 Mirage 2000 N
À titre de comparaison, l'Armée de l'air avait 575 avions de combat en 1982.
La Bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'Armée de la Libération, sont également des épisodes marquants de l'Histoire de l'Armée de l'air.
Plus récemment encore et depuis 1945, l'Armée de l'air a été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie ou encore en Afghanistan, pour ne citer que les missions extérieures les plus notoires.
Enfin, signalons que l'Armée de l'air a longtemps eu la responsabilité unique de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Mirage IV ou missiles balistiques de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur plateau d'Albion.
Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de l'Infanterie de l'air dans les années 1930. La Patrouille de France reste l'unité la plus connue du grand public, par ses démonstrations de voltige aérienne.
L'Armée de l'Air au début du XXIe siècle répartit ses forces et moyens au sein de 7 grands commandements :
CDAOA, ou Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (Base aérienne 921 Taverny), est responsable de la veille permanente de l'espace aérien national, mais aussi du suivi de toutes les opérations aériennes en cours ; il ne dispose pas d'aéronefs en propre,
CFAS, ou Commandement des Forces aériennes stratégiques (Base aérienne 921 Taverny), est responsable des avions de combat à capacité nucléaire (Mirage 2000N armés du missile ASMP), ainsi que des ravitailleurs en vol (C-135FR, KC-135R) ; il reçoit son ordre d'engagement nucléaire directement du chef des Armées: le Président de la République,
CFAC, ou Commandement de la Force aérienne de combat (Base aérienne 128 Metz-Frescaty), est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d'assaut et de reconnaissance (Mirage 2000-5F, Mirage 2000B/C/D, Mirage F1-CR, Mirage F1-CT, Transall Gabriel...)
CFAP, ou Commandement de la Force aérienne de projection (Base aérienne 107 Villacoublay), est responsable de tous les aéronefs de transport et de liaison (avions et hélicoptères : Transall C160, Hercule C-130, A310/319, Falcon 50/900, Puma, Fennec, Cougar, TBM700...),
CASSIC, ou Commandement air des systèmes de surveillance, d'information et de communications (Base aérienne 107 Villacoublay), est responsable des moyens aériens (AWACS E-3F) et terrestres (radars implantés au sol, réseaux de communication) de surveillance et de transmission de l'information,
CEAA, ou Commandement des écoles de l'Armée de l'Air (Base aérienne 705 Tours), est responsable de la formation initiale et continue de tous les personnels de l'Armée de l'Air, navigants ou non ; il utilise une flotte importante d'Epsilon, Embraer EMB 312F Tucano, Alpha Jet et Xingu,
CFPSAA, ou Commandement des forces de protection et de sécurité de l'Armée de l'Air (Base aérienne 102 Dijon-Longvic) est responsable des unités de Fusiliers-Commandos de l'Air et de techniciens incendie.
Outre ces grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et organiques (les 5 autres), l'Armée de l'Air s'appuie sur une organisation territoriale à deux régions aériennes (RA Nord et RA Sud), dont dépendent les Bases Aériennes. Toutes ces forces sont placées sous le commandement du Chef d'état-major de l'Armée de l'Air (CEMAA) et de son état-major implanté à Paris.
Auparavant, l'Armée de l'air s'articulait autour de 5 régions aériennes (RA), le nombre de RA étant ensuite ramené à 4 par décret du 30 juin 1962 avec la suppression de la 5e RA (AFN). On passe à 3 RA par décret du 14 juillet 1991 : RA Atlantique, RA Méditerranée et RA Nord-Est. L'actuelle organisation en 2 zones date du 1er juillet 2000.
L'Armée de l'Air disposait en 2005 d'une force de 320 avions de combat de première ligne :
24 Dassault Rafale (EC 1/7 escadron sur la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson depuis 2006)
25 Mirage 2000-5 (radar RDY) (EC 1/2 escadron sur la Base aérienne 102 Dijon-Longvic)
80 Mirage 2000 C et B (radar RDI) (EC 2/5 et EC 1/12,EC 2/12 sur les Base aérienne 115 Orange-Caritat et Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy)
60 Mirage 2000 D (radar Antilope V) (EC 1/3, EC 2/3, EC 3/3 sur la Base aérienne 133 Nancy-Ochey)
60 Mirage 2000 N (radar Antilope V) (EC 1/4,EC 2/4, EC 3/4 sur les Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur et Base aérienne 125 Istres-Le tubé)
40 Mirage F1-CR (ER 1/33, ER 2/33 sur la Base aérienne 112 Reims-Champagne)
40 Mirage F1-CT ( sur la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim)
A cela s'ajoutait un reliquat de SEPECAT Jaguar, de Mirage F1-B, 4 Mirage IV de reconnaissance stratégique. Un petit nombre d'avions de tous types est également utilisé par le Centre d'Expérimentation Aérienne Militaire de Mont de Marsan (Rafale, Mirages)
A l'horizon 2015, la flotte aérienne devrait se résumer à deux grandes familles d'avions, les Mirage 2000 et les Dassault Rafale, soit 300 avions de combat :
150 Dassault Rafale monoplace et biplace
30 Mirage 2000-5
20 Mirage 2000 C et B
60 Mirage 2000 D
40 Mirage 2000 N
À titre de comparaison, l'Armée de l'air avait 575 avions de combat en 1982.

